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Séminaire AIMQ 2008

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Jusqu’où va le rôle de l’ingénieur municipal
et celui de l’association ?
Mot du président
Tout d’abord, j’aimerais profiter de l’occasion de la parution de la première revue de
l’année 2008 pour souhaiter à tous les membres de l’association, aux collaborateurs ainsi
qu’aux partenaires commerciaux, une heureuse année 2008.
Le thème du développement durable est souvent exploité depuis quelques années. Cette
fois-ci, je l’utiliserai pour faire une réflexion sur les responsabilités des ingénieurs et sur
les actions de l’association.
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Robert Milette , ing.,
président de l'AIMQ |
L’adoption par l’Assemblée nationale du Québec de la Loi sur le développement durable le 19 avril 2006 est venue donner aux activités de développement du gouvernement une vision à long terme qui tient compte du caractère indissociable des dimensions environnementale, sociale et économique. On comprend mieux cette approche tridimensionnelle en analysant les fondements des seize principes suivants : la santé et la qualité de vie, l’équité et la solidarité sociale, la protection de l’environnement, l’efficacité économique, la participation et l’engagement des citoyens et des groupes, l’accès au savoir, la subsidiarité, le partenariat et la coopération intergouvernementale, le principe de prévention, le principe de précaution, la protection du patrimoine culturel, la préservation de la biodiversité, le respect de la capacité de support des écosystèmes, la production et la consommation responsable, le principe «pollueur/payeur», et l’internalisation des coûts.
Même si cette loi ne les concerne pas directement pour l’instant, les municipalités peuvent l’appliquer en déterminant les objectifs et les actions qu’elles envisagent en regard de leurs compétences et de leurs attributions, tout en considérant l’approche du développement durable. Par contre, en absence d’obligation légale, il est à prévoir qu’il faudra beaucoup de temps pour changer les valeurs et les attitudes. En effet, les instances municipales peuvent alors utiliser leur pouvoir discrétionnaire leur permettant de faire des choix opportuns pour ne pas appliquer les principes de développement durable. En attendant, qui peut aider à amorcer ce changement ? Les ingénieurs municipaux peuvent sûrement être des acteurs de premier plan de cette nouvelle approche car ils sont associés à la préparation d’une grande part des projets de développement des municipalités.
De plus, plusieurs des principes à la base du développement durable sont déjà intégrés dans l’exercice de la profession d’ingénieur. En effet, en vertu de l’article 2.01 de son Code de déontologie, l’ingénieur doit respecter, dans tous les aspects de son travail, ses obligations envers l’homme et tenir compte des conséquences de l’exécution de ses travaux sur l’environnement, la vie, la santé et la propriété de toute personne.
Pour assumer pleinement leur responsabilité professionnelle, les ingénieurs devront donc faire preuve de créativité et jouer de façon très dynamique leur rôle de vecteur de technologie et d’innovation. De l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments municipaux à la diminution de l’utilisation des pesticides en passant par l’utilisation de véhicules municipaux moins énergivores. C’est en intégrant ce nouveau paradigme du développement durable dans toutes les facettes de l’exercice de sa profession que l’ingénieur municipal accomplira le rôle que la société attend de lui.
Pour soutenir ses membres dans ce rôle, l’association s’est déjà prononcée en faveur de l’approche de développement durable. Elle doit poursuivre ce type d’interventions en appui aux membres en prenant position à chaque occasion, pour faire valoir des points de vue sur les dossiers qui concernent directement ou indirectement les responsabilités des ingénieurs municipaux.
Dans ce contexte, le conseil d’administration effectue présentement une réflexion sur la possibilité de créer un poste de responsable des affaires externes de l’association dont le mandat serait d’informer le conseil d’administration des dossiers gouvernementaux actifs et des sujets d’actualité la concernant, de préparer des projets de mémoire et de représenter l’association, au besoin, auprès de divers organismes. En plus de fournir un soutien aux administrateurs, ce poste aiderait à l’amélioration de la notoriété de l’association.
En conclusion, le rôle de l’ingénieur municipal
et celui de l’association peuvent aller
très loin. Il n’en tient qu’à nous de les faire
progresser. ■
Retrouvez ce texte et plus encore dans la revue Contact Plus #64
Cliquez ici pour consulter les anciens mots du président. |

La Commission d'enquête sur le viaduc
de la Concorde et ses retombées sur le
génie municipal
Mot du président
Le dernier séminaire de l’association s’est
tenu du 16 au 19 septembre 2007 à Vaudreuil.
Son thème «L’ingénieur municipal, un
gestionnaire d’actifs» était fort d’actualité.
En effet, au moment où vous lirez ces lignes,
la Commission d'enquête sur le viaduc de
la Concorde aura probablement remis sont
rapport. Et si on se fie aux mémoires qui ont
été déposés lors des audiences, on doit
s’attendre à des conséquences importantes
sur la gestion des infrastructures au Québec. |
Robert Milette , ing.,
président de l'AIMQ |
Par exemple, l’Ordre des ingénieurs du Québec recommande entre autres les éléments suivants :
■ que la construction ou l’installation de tout ouvrage d’ingénierie complexe, ou critique sur le plan de la sécurité, soit obligatoirement effectuée sous la surveillance d’un ingénieur;
■ la mise en place de systèmes permettant de retracer la nature de tous les actes professionnels d’ingénierie effectués sur un ouvrage de même que les responsables;
■ que les gestionnaires d’infrastructures, municipalités et ministères soient tenus de produire un plan d’intervention à long terme pour leurs infrastructures, mis à jour périodiquement;
■ que les gestionnaires d’infrastructures soient tenus de produire une évaluation de l’état des infrastructures;
■ que le rôle et les responsabilités des ressources techniques et professionnelles, notamment les ingénieurs, dont devront se doter les municipalités, soient inscrits dans les lois qui définissent et encadrent les devoirs, responsabilités et pouvoirs des municipalités;
■ que le gouvernement du Québec, de concert avec ses partenaires fédéral et municipaux, inscrive les programmes d’entretien, de réhabilitation et de remplacement d’infrastructures dans le cadre d’un plan décennal d’investissements.
Si ces recommandations se concrétisent, ce qui est souhaitable, l’ingénieur municipal sera indispensable dans la réalisation de ce virage, puisque nous avons à gérer une part importante des infrastructures québécoises avec un réseau de 80 000 km de routes municipales, 4 500 ponts et ouvrages d’art et 30 000 km de réseaux d’aqueducs et d’égouts.
Pour ce qui est de notre association, elle devrait être un chef de file de ce changement. En effet, avec des membres répartis dans plus de 100 municipalités au Québec, nos mandats professionnels rejoignent 72 % de la population québécoise. Comme on évalue la valeur de l’ensemble des infrastructures municipales à plus de 50 milliards $, les ingénieurs municipaux de notre association jouent un rôle primordial dans la gestion d’un patrimoine d’infrastructures de plus de 35 milliards $.
Puisque nos membres seront les premiers concernés, le cas échéant, par la préparation de plans d’intervention à long terme, l’évaluation de l’état des infrastructures ou l’implantation de systèmes de suivi des interventions, il serait pertinent pour l’association de faire valoir, en temps opportun, leurs préoccupations et leurs opinions.
De plus, si l’ingénieur municipal doit se prononcer officiellement sur l’état et le suivi des infrastructures, en plus de ses responsabilités professionnelles habituelles sur le plan de la conception et de l’entretien des ouvrages, les situations où ses recommandations pourraient se confronter aux priorités des autorités municipales risquent d’augmenter. Ce qui renforce le besoin de protéger l’exercice du mandat de l’ingénieur municipal. L’association a donc l’intention de profiter de ce momentum pour intervenir afin de faire reconnaître officiellement le rôle de l’ingénieur municipal. L'amélioration du statut de l'ingénieur municipal par une meilleure législation est d’ailleurs un des objectifs inscrits dans les règlements de l’association.
En conclusion, l’ingénieur municipal est un acteur important de la société québécoise moderne et l’association, consciente de ce rôle, est là pour soutenir ses membres dans la réalisation de leur important mandat. Vous pouvez compter sur moi au cours de la prochaine année pour poursuivre cette mission. ■
Retrouvez ce texte et plus encore dans la revue Contact Plus #63
Cliquez ici pour consulter les anciens mots du président.
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Programme de formation en infrastructures municipales 2007
Rendez-vous sur le site du CERIU pour tous les détails concernant ce programme!
Le programme de formation 2007 du CERIU est maintenant lancé et propose huit activités regroupées en trois catégories: générale, technique et spécialisée.
La structure du programme a été conçue pour satisfaire tant les exigences de pointe d’un personnel technique que celles des responsables municipaux qui se doivent de développer une compréhension globale et pratique de la gestion des infrastructures, mais aussi de sujets particuliers tels que, les plans d’intervention qui sont, dorénavant, un préalable à l’obtention des subventions gouvernementales.
Les activités de formation sont admissibles à la Loi favorisant le développement de la main-d'oeuvre (Loi 90).
Pour en savoir plus (514) 848-9885 poste 270
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