Au-delà de la compassion naturelle exprimée envers ceux qui souffrent des conséquences d’une telle catastrophe,
un apprentissage découlant des événements doit prendre racine pour éviter la répétition de ce malheur.
Apprendre. C’est avec cette pure intention que plus de 115 ingénieurs municipaux se sont réunis à Gatineau
du 17 au 20 septembre dernier. Sous le thème le Développement durable : notre nouveau défi, les 14 ingénieurs membres du comité organisant l’événement ont exposé aux participants les nombreuses facettes du développement durable. Le président dudit comité, Roland Morin, y a de surcroît exprimé la volonté que l’Association adopte ouvertement une tangente respectueuse des principes du développement durable.
Par conséquent, au-delà des bons souvenirs que nous aura laissés le séminaire de formation et dont vous trouverez de nombreux extraits dans la présente publication, l’AIMQ perpétuera ce qu’elle avait déjà exprimé dans le mémoire qu’elle avait déposé auprès du ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs lors de la tournée provinciale du MDDEP en 2005.
Ainsi, toujours en insistant sur la nécessité de s’adapter aux réalités vécues par les plus petites municipalités
et celles éloignées des grands centres urbains, l’AIMQ est favorable à toute philosophie disposant d’une vision à long terme qui tiendra compte à la fois des dimensions environnementales, sociales et économiques afin de répondre aux besoins actuels, sans toutefois compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
« La Terre ne nous appartient pas, nous ne faisons que l’emprunter à nos enfants… » Ce proverbe africain devrait
nous inciter, tant à titre d’ingénieur qu’à celui de citoyen du monde, à nous assurer de la qualité de l’héritage que nous léguerons à nos enfants. Eux commencent déjà à s’assurer de leur legs aux générations futures : nous sommes sur
la bonne voie, continuons de progresser. Des actions seront donc prises afin de renforcir la prise de conscience
déjà initiée en chaque ingénieur municipal relativement au souci de son environnement et au respect des critères
de développement durable.
De plus, au moment où vous vous pencherez sur cette revue, une démarche de collecte de données sera déjà amorcée en vue de poser une action concrète pour répondre avec détermination à une attente exprimée par un grand nombre d’ingénieurs municipaux lors de l’Assemblée générale : il est impératif d’optimiser le temps de réponse du MDDEP relativement à l’émission de ses autorisations, et ce, afin de nous permettre de profiter des maigres six mois
de travaux pour réaliser la construction et la réhabilitation des infrastructures municipales requises, dans des
conditions favorables permettant donc à la fois de maximiser la qualité de la réalisation et de maintenir les coûts
à un niveau raisonnable. Je vous souhaite une excellente lecture en attendant les développements sur ce chapitre. N’hésitez surtout
pas à communiquer avec votre association pour l’informer et la guider efficacement dans cette approche
auprès du MDDEP.
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