Anciens Mots du Président

2007, Année de la sécurité routière, mais encore…
Mot de la présidente

L’ingénieur municipal sera sans contredit interpellé par le thème marquant l’année 2007
au Québec : la sécurité routière.
Même si l’objectif premier du ministre des Transports du Québec, Michel Després,
vise essentiellement à modifier le comportement des usagers de la route par l’adoption
d’une série de mesures afin de faire prendre au citoyen ses responsabilités au volant et
ainsi minimiser le nombre de victimes de la route, l’ingénieur municipal fera certainement
ses suggestions pour l’application de certaines mesures dans la municipalité où
il exerce sa profession.

Nathalie Rheault , ing.,
président de l'AIMQ


Le maintien de la qualité des infrastructures routières, l’application des normes en vigueur, la sécurité de nos villes et l’observation des comportements des usagers de la route faisant partie de nos préoccupations, ne soyons pas surpris d’être sollicités plus que jamais pour nos idées, tant en matière de prévention qu’en mode curatif. Profitons donc de cette nouvelle tendance, de l’attention qu’elle génère et des fonds qui risquent d’y être associés, pour continuer à protéger le public par des recommandations et aménagements axés sur la sécurité de nos concitoyens, qu’ils soient à pied, à vélo, en voiture ou en camion. Mais comme la diversité des champs d’action de l’ingénieur municipal ne change pas d’une année à l’autre, le volet environnemental de notre profession restera toujours notre préoccupation. À ce sujet, l’année 2006 se sera terminée par un allègement sur le plan des exigences du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) dans le cadre de la préparation des demandes d’autorisation de réalisation de travaux.

Plusieurs d’entre vous apprécieront donc les nuances apportées par le MDDEP relativement aux contraintes qu’imposait la présence de milieux humides. L’ouverture du ministère quant à la hiérarchisation des différents milieux humides est bienvenue et s’inscrit bien dans la réalisation des travaux à la fois justifiés et respectant l’environnement. Ces nouvelles dispositions répondent non seulement aux attentes et demandes de l’AIMQ, mais aussi des acteurs de l’économie québécoise qui vont bénéficier de cette adaptation portée aux exigences du MDDEP. L’année 2007 s'est amorcée de belle façon en matière environnementale. En effet, une consultation publique a été lancée le 10 janvier dernier par le MDDEP afin que vous puissiez vous pencher sur le processus de simplification des demandes d'autorisations de réalisation de travaux d'aqueduc et d'égouts, conformément à des plans directeurs dûment établis. Certains travaux d'aqueduc et d'égouts qui ne nuisent pas à la qualité de l'environnement pourraient aussi être soustraits de l'obligation d'obtenir l'autorisation du Ministre. Devant cet espoir de simplification de nos démarches, je vous invite à participer en grand nombre à ce dossier, et le Forum est l'endroit tout indiqué pour vous exprimer et partager vos idées ! De surcroît, en 2007, l’AIMQ maintiendra ses actions amorcées afin d’assurer :

■ la révision des termes du règlement sur l'adjudication de contrat pour la fourniture des services professionnels;

■ la promotion du rôle-clé de l’ingénieur municipal dans les municipalités.

Souhaitant grandement que les orientations adoptées par l’AIMQ et les partenariats amorcés avec le CERIU et le CIPE en matière d’accessibilité à la formation cadrent avec vos attentes au cours de l’année qui commence, nous resterons à l’écoute de vos besoins pour garantir votre pleine satisfaction à l’endroit de votre association. Que 2007 vous permette de belles réalisations ! ■

Retrouvez ce texte et plus encore dans la revue Contact Plus #60



Être ingénieur municipal, une responsabilité évolutive
Mot de la présidente

L’épée de Damoclès perpétuellement suspendue au-dessus des têtes des décideurs est tombée en même temps
qu’un viaduc à Laval, le 30 septembre dernier. Le cauchemar de tout ingénieur civil s’est malheureusement
concrétisé au Québec.

Nathalie Rheault , ing.,
président de l'AIMQ

Au-delà de la compassion naturelle exprimée envers ceux qui souffrent des conséquences d’une telle catastrophe,
un apprentissage découlant des événements doit prendre racine pour éviter la répétition de ce malheur.

Apprendre. C’est avec cette pure intention que plus de 115 ingénieurs municipaux se sont réunis à Gatineau
du 17 au 20 septembre dernier. Sous le thème le Développement durable : notre nouveau défi, les 14 ingénieurs membres du comité organisant l’événement ont exposé aux participants les nombreuses facettes du développement durable. Le président dudit comité, Roland Morin, y a de surcroît exprimé la volonté que l’Association adopte ouvertement une tangente respectueuse des principes du développement durable.

Par conséquent, au-delà des bons souvenirs que nous aura laissés le séminaire de formation et dont vous trouverez de nombreux extraits dans la présente publication, l’AIMQ perpétuera ce qu’elle avait déjà exprimé dans le mémoire qu’elle avait déposé auprès du ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs lors de la tournée provinciale du MDDEP en 2005.

Ainsi, toujours en insistant sur la nécessité de s’adapter aux réalités vécues par les plus petites municipalités
et celles éloignées des grands centres urbains, l’AIMQ est favorable à toute philosophie disposant d’une vision à long terme qui tiendra compte à la fois des dimensions environnementales, sociales et économiques afin de répondre aux besoins actuels, sans toutefois compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

« La Terre ne nous appartient pas, nous ne faisons que l’emprunter à nos enfants… » Ce proverbe africain devrait
nous inciter, tant à titre d’ingénieur qu’à celui de citoyen du monde, à nous assurer de la qualité de l’héritage que nous léguerons à nos enfants. Eux commencent déjà à s’assurer de leur legs aux générations futures : nous sommes sur
la bonne voie, continuons de progresser. Des actions seront donc prises afin de renforcir la prise de conscience
déjà initiée en chaque ingénieur municipal relativement au souci de son environnement et au respect des critères
de développement durable.

De plus, au moment où vous vous pencherez sur cette revue, une démarche de collecte de données sera déjà amorcée en vue de poser une action concrète pour répondre avec détermination à une attente exprimée par un grand nombre d’ingénieurs municipaux lors de l’Assemblée générale : il est impératif d’optimiser le temps de réponse du MDDEP relativement à l’émission de ses autorisations, et ce, afin de nous permettre de profiter des maigres six mois
de travaux pour réaliser la construction et la réhabilitation des infrastructures municipales requises, dans des
conditions favorables permettant donc à la fois de maximiser la qualité de la réalisation et de maintenir les coûts
à un niveau raisonnable.

Je vous souhaite une excellente lecture en attendant les développements sur ce chapitre. N’hésitez surtout
pas à communiquer avec votre association pour l’informer et la guider efficacement dans cette approche
auprès du MDDEP. 

Retrouvez ce texte et plus encore dans la revue Contact Plus #59