La réduction des émissions locales de gaz à effet de serre (GES) profite à tous les Canadiens. En réduisant la pollution causée par nos émissions de carbone, nous pouvons bâtir des collectivités plus saines, améliorer la qualité de l’air et rehausser la qualité de vie des résidents. Les initiatives de réduction des GES peuvent aussi créer des occasions d’emploi et contribuer à la croissance des économies locales.
Le programme Partenaires dans la protection du climat
Depuis plus de 25 ans, le programme Partenaires dans la protection du climat (PPC) de ICLEI – Gouvernements locaux pour le développement durable (ICLEI Canada) et de la Fédération canadienne des municipalités s’engage à fournir à ses membres le soutien dont ils ont besoin pour réduire leurs émissions locales de GES. Le programme PPC compte maintenant 518 municipalités membres représentant plus de 70 % de la population canadienne. Si nos membres arrivent à atteindre leurs objectifs de réduction des émissions de GES, nous aiderons le Canada à atteindre son objectif de carboneutralité d’ici 2050. Les municipalités membres du programme PPC du Canada sont diverses et, par conséquent, nous disposons d’une variété de soutiens disponibles pour renforcer les compétences et les connaissances du personnel existant lorsqu’il s’agit de relever ces défis à chaque étape. Le programme offre des ressources pour mettre en valeur les projets qui fonctionnent, ainsi que des outils techniques pour aider les municipalités à franchir les différentes étapes. Le programme Partenaires dans la protection du climat est également l’occasion de faire du réseautage avec des collègues de tout le pays qui s’intéressent au climat, et de célébrer ensemble les réussites.
Des exemples de municipalités inspirantes
En examinant les plans d’action sur les changements climatiques soumis par les municipalités de tout le Canada, il est encourageant de constater l’adoption généralisée de pratiques exemplaires telles que l’électrification du parc automobile, les programmes de modernisation des bâtiments et les stratégies de gestion des déchets. Les municipalités canadiennes explorent également des approches inédites, ambitieuses et innovantes en matière d’action climatique.
La Ville de Portugal Cove – St. Philips, à Terre-Neuve-et-Labrador, a pour objectif d’intégrer les « émissions liées à la consommation » dans ses programmes de formation et de sensibilisation à l’environnement, tandis que la ville de Blue Mountains, en Ontario, compte organiser un sommet annuel sur le développement durable de la collectivité et de publier un rapport annuel sur le développement durable.
St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador), qui aspire à une économie circulaire, souhaite accélérer le développement d’une carte des déchets alimentaires et des flux de ressources afin de cerner les occasions d’innovation dans le domaine de la valorisation des déchets alimentaires.
De son côté, la ville de Barrie (Ontario) encourage la réutilisation et le recyclage des déchets de construction et de démolition en élaborant des normes de développement écologique qui respectent les principes de l’économie circulaire et prévoit développer un quartier carboneutre.
« Les municipalités canadiennes explorent également des approches inédites, ambitieuses et innovantes en matière d’action climatique. »
En ce qui concerne la politique climatique, la ville de Candiac, au Québec, s’apprête à adopter un règlement visant à limiter la consommation de combustibles fossiles dans les nouveaux bâtiments résidentiels, institutionnels, commerciaux et industriels en interdisant leur utilisation comme principale source de chauffage.
Wolfville, en Nouvelle-Écosse, fixe quant à elle un objectif de conservation de l’eau de la collectivité parallèlement à l’élaboration d’un règlement visant à limiter l’arrosage des pelouses, et la ville de Leduc, en Alberta, élabore une politique visant à imposer une infrastructure de recharge pour les véhicules électriques dans les nouveaux projets immobiliers.
En envisageant différents modèles de financement de l’action climatique, Mahone Bay, en Nouvelle-Écosse, étudie les moyens d’étendre la production d’énergie renouvelable de la Mahone Bay Electric Utility en développant un jardin solaire communautaire qui utilise un modèle d’abonnement ou d’investissement des résidents.
New Glasgow, en Nouvelle-Écosse, prévoit mettre en œuvre divers mécanismes de financement de l’action climatique, notamment en allouant à son fonds municipal pour le développement durable 50 % des recettes générées par les parcomètres ainsi que par les billets de contravention pour le stationnement et la marche au ralenti.
En ce qui concerne les partenariats pour l’expansion des systèmes d’énergie renouvelable, Quispamsis, au Nouveau- Brunswick, travaille avec NB Power pour étendre son réseau de recharge des véhicules électriques et continuer à piloter des initiatives de réseau intelligent.
Pendant ce temps, North Cowichan, en Colombie-Britannique, a planifié l’installation d’un système d’énergie de quartier dans son University Village/Civic Arena. Nous avons hâte de suivre la mise en œuvre de ces initiatives et de voir quelles nouvelles actions climatiques passionnantes les municipalités canadiennes entreprendront dans les années à venir.