En fait, cette oeuvre ne constitue qu’une image actuelle, une photo, de l’état général de nos réseaux d’aqueduc, d’égouts et de voirie. Il appert que cette image se détériorera rapidement sans intervention musclée de la part de chacun des paliers gouvernementaux pour améliorer, du moins, maintenir le niveau de service existant offert à nos populations.
De nombreux programmes gouvernementaux ont vu le jour afin de soutenir les municipalités dans leur développement et dans le maintien de ses services. Les FCCQ, PRECO, taxe sur l’essence, etc. permettent aux municipalités de remplir certaines obligations en remplaçant des infrastructures désuètes. Ces programmes auront cependant une durée de vie limitée, mais l’effort que nous mettons de l’avant présentement doit perdurer pour espérer une amélioration de la situation à long terme. Nous devons donc espérer que ces programmes seront renouvelés ou remplacés par d’autres encore plus généreux.
Un obstacle important demeure, soit l’augmentation constante des coûts des travaux. Depuis les dernières années, les coûts ont explosé atteignant parfois des augmentations de 15 % à 20 % annuellement. Malgré les doutes de collusions soulevés par les médias, et les enquêtes à venir, il n’en demeure pas moins que l’industrie de la construction est fortement sollicitée, ce qui peut mener évidemment, à des hausses de coûts pour nos projets d’infrastructures.
Ces augmentations, difficiles à planifier, ont un impact majeur sur les prévisions d’immobilisations prévues par les municipalités dans leur PTI. Pour certains projets, les subventions annoncées par les paliers gouvernementaux ne couvrent seulement que les augmentations des dernières années, ce qui en bout de ligne diminue très peu la charge financière prévue des municipalités. Certaines municipalités ont, par ailleurs, peine à trouver les ressources financières et humaines afin de réaliser les projets inscrits comme seuils applicables pour les programmes de subvention.
Malgré cette contrainte majeure, nous devons retrousser nos manches et continuer à travailler à l’amélioration de l’état de nos infrastructures. Chaque sous investi sert à l’amélioration de la qualité de vie de nos concitoyens et au développement de nos collectivités.
Dans un tout autre ordre d’idée, je profite de l’occasion pour lever mon chapeau à l’organisation du séminaire de formation de l’AIMQ 2009 tenu à Trois-Rivières. Pour tous ceux et celles qui ont eu le privilège de participer aux activités du séminaire, nous avons pu assister à des conférences dynamiques et pertinentes sur un sujet important de notre profession : la gestion du capital humain. Nous nous devons continuellement de faire face à cette réalité dans notre travail. Les projets sont préparés et mis en oeuvre par des êtres humains. Chaque personne est différente et l’on doit composer avec la personnalité de nos collègues, patrons, partenaires, promoteurs, citoyens, etc.
Mais comme l’a dit si bien lors de sa conférence, « Le Moi inc », M. Sylvain Boudreau, malgré tous nos problèmes personnels ou autres, on se doit « d’entrer en scène » et de livrer la marchandise. Dans la même lignée, nous avons également des attentes envers nos interlocuteurs et ne voulons pas nécessairement que transparaissent leurs problèmes personnels lors de l’exécution de leur travail. ■
Retrouvez ce texte et plus encore dans la revue Contact Plus #71
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