J’ai participé récemment à une table de concertation
présidée par l’Association des
directeurs généraux du Québec (ADGMQ) à
laquelle participaient plusieurs associations
d’employés municipaux :
■ l’Association des directeurs municipaux
du Québec (ADMQ);
■ l’Association des directeurs généraux
des MRC du Québec (ADGMRCQ);
■ la Corporation des officiers municipaux
du Québec (COMQ);
■ l’Association des gestionnaires
de ressources humaines municipales
(AGRHMQ);
■ l’Association des communicateurs
municipaux du Québec (ACMQ);
■ l’Association des évaluateurs municipaux
du Québec (AEMQ);
■ l’Association des gestionnaires financiers
municipaux du Québec (AGFMQ);
■ l’Association des urbanistes/aménagistes
municipaux du Québec;
■ l’Alliance du loisir du Québec;
■ le Réseau des bibliothèques publiques
du Québec.
J’ai été sidéré de voir à quel point plusieurs
de nos objectifs se ressemblent, dont le
partage des connaissances entre les membres,
l’avancement de la profession et la
promotion de hauts standards de pratique.
Bien sûr, l’état des infrastructures et le défi
de leur renouvellement est le domaine qui nous interpelle en premier lieu, alors que
nos confrères municipaux ont d’autres
visées immédiates : budget équilibré, rôle
d’évaluation le plus près du marché, une
grande offre de loisirs, un aménagement du
territoire harmonieux, etc. À cela s’ajoute
la direction générale dont le rôle est
d’orchestrer les efforts de cette équipe et
d’y mettre de la cohérence. Toujours est-il
que nous sommes au service des mêmes
conseils municipaux, eux-mêmes au service
des citoyens.
Pour ceux qui cherchent une résolution pour
cette nouvelle année, peut-être que de tisser
des liens avec nos collègues des autres
professions serait une belle façon de s’ouvrir
à d’autres manières d’aborder la vie
municipale.
Le financement
des infrastructures
Avec le conseil d’administration, nous nous
sommes posé la question qui tue : « Malgré
les subventions et le programme de retour
sur la taxe d’essence, est-ce qu’une municipalité
peut maintenir le rythme obligé pour le
renouvellement des infrastructures sur 10,
voire 20 ans ? » Car, ne nous leurrons pas,
il faudra plusieurs années d’efforts soutenus
avant de rattraper l’incroyable retard qui
grève nos infras.
Comme les fonds provenant des gouvernements
ne couvrent en général que le 2/3
des coûts des travaux, la partie manquante
devra être avancée par la municipalité. La
question demeure encore : « Comment unemunicipalité peut-elle, de manière récurrente,
investir massivement dans ces travaux
tout en maintenant l’ensemble de ses autres
services au niveau voulu ? » La réponse à
cette question ne pourra provenir de notre
profession seule, car elle a des retombées
sur l’ensemble de l’organisation municipale.
Afin d’apporter sa contribution afin d’éviter
cet écueil qui se profile à l’horizon, l’AIMQ
désire qu’un comité soit formé avec les autres
associations municipales, soit l’UMQ, la FQM
et l’Association des gestionnaires financiers
municipaux. Le but de ce comité étant de :
■ sensibiliser les élus à la problématique
que, bien qu’important, le financement
gouvernemental actuel est insuffisant
face à l’ampleur de la tâche;
■ recueillir les meilleures pratiques
ayant cours dans la province afin de
les transmettre aux élus pour le
bénéfice de tous.
Il y a actuellement consensus sur le chantier
des infrastructures. Il serait malheureux que
ces travaux essentiels soient compromis
par un manque de fonds. Les générations
qui nous suivent s’attendent avec raison
que nous leur laissions la maison en ordre. ■
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